Jouer Pause Stop Precedent Suivant
Dernière modification au site : 29 mai 2017


Victoriaville et sa région


ff0000


Milieu de vieMa paroisse

Paroisse Sainte-Anne-du-Sault

Coordonnées

Presbytère Sainte-Anne-du-Sault
419, rue Principale
Tél.: 819 367-2308

Horaire des messes

Tous les samedis : 16 h

Tous les dimanches : 9 h 30

Historique de l'église


Établis dès 1827 dans les cantons de Maddington et de Bulstrode sur les bords de la rivière Bécancour, les pionniers sont desservis par le curé Claude-Gabriel Courtin, la paroisse de Saint-Édouard de Gentilly jusqu’à ce que le territoire soit inclut comme mission dans la paroisse de Saint-Louis-de-B landford créé par décret, le 11 juillet 1848, par l’archevêque de Québec, Mgr. Joseph Senay.

En 1875, une première petite chapelle est installée dans un hangar rénové pour y célébrer les offices religieux lors de la visite des missionnaires. Ces visites sont abandonnées en 1879 et la chapelle est fermée.

En 1882, les résidants adressent une première requête pour obtenir que l eur territoire soit érigé canoniquement en paroisse à Mgr. Louis-François Laflèche, évêque du diocèse de Trois-Rivières auquel le territoire appartient depuis la fondation de ce diocèse en 1852. Celle-ci est refusée mais elle sera suivie d’une seconde requête en 1884.

En 1885, après la fondation du diocèse de Nicolet, le 10 juillet, les résidants formulent à nouveau leur requête auprès de Mgr. Elphège Gravel, évêque de Nicolet. Suite à un rapport préparé par l’abbé François-Xavier Lessard, curé de Saint-Wencesclas, Mgr. Gravel signe un décret, le 29 juin 1888, érigeant canoniquement le territoire sous le nom de Saint-Anne-du-Sault et nomme, à compter du mois de septembre, l’abbé Cléomène Lafond comme premier curé. La petite chapelle, qui avait été fermée en 1879, est rénovée et ouverte à nouveau jusqu’à la construction d’une nouvelle chapelle.

En 1890, afin de faire place à une nouvelle chapelle, l'ancienne est déménagée sur un nouveau terrain où elle deviendra une école. Alors que la préparation des plans pour l’érection d’une nouvelle chapelle avancent, les paroissiens demandent un délai afin de pouvoir amasser les sommes nécessaires pour couvrir les coûts de construction. En 1892, à mesure que le temps de la construction de nouvelle chapelle approche, une division profonde s’installe entre les paroissiens des deux côtés de la rivière, chacun voulant que celle-ci soit érigée de son côté de la rivière mais la décision du décret de 1888 allait l’emporter laissant une plaie profonde pour une partie des paroissiens. Celle-ci ne s’effacera qu’avec le temps.

Les plans et devis de la nouvelle chapelle sont approuvés par l’évêché le 25 octobre 1892. La chapelle mesure 42 pieds de largeur par 80 pieds de longueur tandis que la sacristie mesure 30 pieds par 25 pieds. Le tout est bâti en bois par Johnny Bergeron au coût de 2 957,89$. La première cloche, œuvre londonienne fabriquée en 1871, provient de la paroisse de Saint-Léonard-d’Aston. Le maître-autel ainsi que les deux autels latéraux en bois sculpté, dons de la paroisse de Bécancour, se révèlent être des œuvres d’art d’une grande beauté.

Le 20 avril 1902, un projet d’achat d’un terrain en prévision de la construction d’une église est rejeté en raison du coût top élevé. En 1910, il est décidé de ne pas envisager de construire une nouvelle église avant au moins une dizaine d’années mais, en 1912, devant l’accroissement de la population, la chapelle doit être agrandie. Les plans et devis sont confiés à Louis Caron alors que les travaux sont exécutés par Lauzophe Nault. Cet agrandissement, réalisé au coût de 7 939,35$, comprend un transept de 66 pieds de largeur par 35 pieds de longueur et un nouveau sanctuaire de 42 pieds de large par 22 pieds de profondeur plus un agrandissement de 15 pieds de longueur à la sacristie.

Le 6 octobre 1926, il est décidé de procéder à des réparations majeures à la chapelle et d’en faire une église au lieu d'en construire une nouvelle. Les réparations consistent à renouveler les fondations, élever la voûte, solidifier l’ensemble, réparer le clocher, refaire la toîture, ériger une cheminée, lambrisser l’extérieur en briques et construire les perrons. Les travaux, débutés en mai 1927 et complétés pour la fête de Pâques 1928, coûteront 45 391,80$. La nouvelle église sera bénie le 6 septembre par Mgr. Hermann Brunault, évêque de Nicolet.

En 1949, six toiles sont achetées pour décorer le sanctuaire et les autels sont restaurés par l’artiste d’origine européenne, E. Duvauchel. En 1959, la Fabrique remplace l’unique cloche par un ensemble de trois cloches qui ont fabriquées par la firme Jean Bollé d’Orléans, en France. Elles seront bénites, le 6 septembre, par Mgr. Georges Dubuc, vicaire général du diocèse de Nicolet.

Des travaux de restauration sont réalisés à l’intérieur de l’église en 1975 et en 1983, ainsi qu’à l’extérieur de l’église en 1986.


L'orgue


Les registres ne font mention d'aucun instrument avant 1913 où un harmonium-orgue est acheté au montant de 233,35$. Il restera en fonction jusqu’en 1939 alors que la Fabrique fait l’acquisition d’un orgue électrique Everett-Orgatron de la maison Lindsay & Cie au montant de 2 500$. L’orgue est béni par Mgr. Albini Lafortune, évêque de Nicolet. Après le salut du Saint-Sacrement, Lucien Daveluy, organiste de la paroisse Sainte-Victoire de Victoriaille et enfant de la paroisse, donne un concert sacré.

Le 2 juillet 1975, la Fabrique décide d’acheter un orgue à tuyaux Casavant (opus 1428, 1931) des Soeurs de la Présentation de Marie de Saint-Hyacinthe au coût de 4 000$. Le transport et l’installation sont confiés à Luc Santoire. L’ancien orgue est vendu aux enchères le 28 septembre, pour un montant de 535$.

L’orgue a été inauguré, le 5 octobre 1975, par un concert donné par les enfants de Lucien Daveluy : Raymond Daveluy, organiste-titulaire à l’Oratoire Saint-Joseph de Montréal, et Marie Daveluy, soprano, professeur au Conservatoire de musique de Montréal.